La caravane du marchand Ahmet Cheik Agad avait fait, semble-t-il de bonnes affaires. Elle rentrait vers Zanzibar après avoir fait le plein d’esclaves et d’ivoire. Mais lors de la dernière transaction avec les Umbugwe, ces derniers se sentirent dupés par les biens reçus en échange. Après des discussions animées les guerriers de la tribu se lancèrent à la poursuite de la colonne des marchands zanzibarites.
En ce vendredi matin, la caravane arriva au village déserté de Kwa Beku qui abritait une petite mosquée oubliée de tous. Après avoir subi le harcèlement constant des guerriers Umbugwe, Ahmet décide de faire une pause et de profiter de cette mosquée inopinée pour la prière du Vendredi, espérant relever le moral de sa troupe et obtenir un peu d’aide d’Allah.

Ainsi commence le scénario La grande prière du vendredi de Nebket, grand fournisseur de scénarios, du blog Rock The Fig.

Au milieu du village désert, se trouvait la grande mosquée, isolée par quelques palmiers et une végétation assoiffée.
- Euh, cheif, dans mon souvenir, elle était pas si grande la mosquée.
- Tais-toi ! C'est moi qui raconte.

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Pourchassés par les sanguinaires Umbungwe, nous nous étions arrêtés pour souffler un peu et profiter de quelques dattes fraiches. Mes hommes, gloire à eux, firent passer les esclaves, loyalement et grassement payés aux Umbungwe, dans les groupes à l'arrière, des Bundukis pas très malins mais obéissants.
Moi, je restais vaillamment pour les couvrir avec un groupe de Supplétifs, près de mes efficaces tireurs Baluchis.
- Chief, "efficace" ça veut dire mauvais tireurs, c'est ça ?
- Je t'ai pas déjà dit de te taire ?
- Y'avait pas aussi un autre groupe de Supplétifs ?
- Tchhht !

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Le repos avait été de courte durée, non loin résonnaient déjà les cris des sauvages. Il allait falloir se remettre en route rapidement.
Dieu soit loué, mes Baluchis et moi nous sentions reposés. Mais les Bundukis n'étaient pas au meilleur de leur forme.
- C'était pas plutôt parce qu'ils avaient mangé des dattes qu'ils n'allaient pas bien les Bundukis ?

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Toujours est-il que je les envoyai rapidement mettre nos esclaves en sécurité et que, précédé des Baluchis, nous nous dirigions vers la mosquée pour attirer sur nous les faveurs divines.

Les sauvages arrivaient de tous côtés. J'ordonnai à un groupe de Supplétifs resté à l'arrière de couvrir la fuite des Baluchis.
- Ah, je savais bien qu'il y avait un autre groupe de Supplétifs !
- Tchhht

Les Baluchis ouvrirent le feu dès qu'ils atteignirent la sécurité de la mosquée, protégeant notre arrivée.
- Quelle sécurité ? Y'avait pas un seul coin où se planquer, nardin !
- Ah, ne jure pas...

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Les Bundukis et les esclaves étaient hors de danger. Il ne nous restait plus qu'à remercier Dieu et espérer ses faveurs pour nous sortir de ce guêpier.
Les sauvages jaillissaient de partout et tout porte à croire qu'ils comptaient se venger sur nous de la perte des esclaves qu'ils nous avaient vendus.
- Faut dire que tu es redoutable pour le marchandage, Chief.

Impossible de prier en paix. Ces mécréants n'avaient aucun respect pour les murs de la mosquée et nous prenaient pour cible.
- Ah, tu vois bien qu'on ne pouvait pas se mettre à l'abri !

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- C'est vrai, il nous a fallu reculer un petit peu.
- Un petit peu, oui. Je savais pas que tu savais si bien courir Chief !
- Oh, en tout cas, les Baluchis et les Supplétifs ont bien fait leur boulot. Les sauvages en ont pris pour leur compte.

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- C'est vrai ça, Chief. C'est pas comme mes copains Supplétifs...
- Non, c'est sûr. Tes copains, Dieu les garde près de lui. Et moi je te garde près de moi. Tu es le tireur le plus chanceux que j'ai jamais vu !
- C'est vrai ça, Chief. Plus je suis fatigué, meilleur je suis !

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Nous pûmes finalement arriver au port sans trop de pertes et embarquer pour Zanzibar avec nos esclaves. Baraka devint mon fidèle ami et plus jamais ne me quitta...

- Chief, tu m'as jamais raconté comment tu avais pu placer 2 esclaves dans les groupes de Bundukis, finalement.
- Je ne savais pas que c'était impossible, alors je l'ai fait ! C'est comme ça qu'on a pu s'en sortir aussi facilement mon petit Baraka. Et maintenant, fais-moi plaisir.
- Comment, Chief ?
- Tais-toi !