Au bord du Fleuve

24 mars 2020

Retour à Gloomhaven

Après un scénario de découverte où nous avions commis quelques erreurs (en particulier un deck de combat des monstres buggé), on poursuit l'exploration à la recherche du bijou qu'on doit ramener à sa propriétaire...

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Et c'est parti !

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Pour ce scénario, nous ne sommes que 3. Mais adaptation totale, le nombre d'adversaires diminue et ce sont, bien sûr des adversaires à notre niveau !

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Il faut ouvrir les portes jusqu'à trouver le boss.

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Chaque mort laisse sa place à une pièce d'or, alors on ramasse tout ce qu'on peut pendant que le balaise finit les ennemis...

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... Mauvaise idée !

Scénario réussi, mais va falloir passer à la pharmacie.
Pause en ville, histoire de se soigner, de dépenser un peu ce qu'on a gagné et de choisir la prochaine aventure.
Chaque événement est susceptible de nous ouvrir de nouveaux scénarios. Avec la fin du précédent, deux scénarios se sont ouverts : un trouvé dans la caverne, un offert par notre commanditaire.

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Un événement citadin : ok, on perd ce qui nous reste d'or et c'est tout !

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On choisit d'aller dans la forêt.

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Installation de la table. Je vous ai dit qu'il y a du matos à Gloomhaven ?

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Objectif du scénario : faire 20 morts.
Y'a du monde en face, on y va tranquilles.

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Déjà 10, j'ouvre une porte pour en faire apparaître d'autres.

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Depuis qu'on a un véritable deck de combat en face, c'est beaucoup moins facile !

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Finalement, on préfère abandonner avant d'y laisser tous notre peau...

Après trois scénarios, ça tourne pas mal et ça donne envie de continuer.
Alors, on va attendre de pouvoir se retrouver et poursuivre la découverte.

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11 mars 2020

Ilhem bint Sorhna

J'avais abandonné la jeune Ilhem à sa fièvre dans l'ancien monastère Sach’r Gariba, isolées au cœur des Jaabal Ifrit, sous la garde de quelques Fadela et de sœur Najet (page 41). L'occasion d'une petite conversion pour le bingo ludhibelliste m'a permis de la retrouver...

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Une fenêtre s'était ouverte.
Une fenêtre s'était ouverte et la douleur s'était arrêtée. La douleur, mais pas la peur...

Sa fièvre était tombée. Najet, la soeur qui veillait sur elle depuis plus d'un cycle, lui avait annoncé que sa dernière inconscience avait duré dix jours entiers. Dix jours et dix nuits durant lesquels elle avait tenté de la nourrir ou la désaltérer sans aucun succès. Une décade complète durant laquelle elle avait vu son pelage perdre lentement ses tâches, puis toutes ses couleurs.
Mais la respiration d'Ilhem n'avait jamais cessé d'être régulière, sans jamais donner le moindre indice d'altération.
Alors Najet avait attendu, avec toute la patience qui la caractérisait, sans laisser l'angoisse l'emporter, sans tenter de prévenir les doyennes qui ne lui répondaient, de toute façon, que très rarement et fort tardivement...

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Ilhem se réveilla comme elle se réveillait toujours, sans un mot, sans un geste. Ses yeux aveugles grands ouverts.
C'était une vision différente cette fois. Pas une vision d'avenir, ni l'une de ces visions troubles du monde qu'Ayass'r affirme être le sien. Non, c'est la vision d'un ailleurs, de plusieurs ailleurs, d'une multitude d'ailleurs.
Une multitude d'ailleurs parcourue par tous mes sens. Une multitude d'ailleurs qui ont foulé, gorgé, débordé tous mes sens.
Il m'a donc fallu dix jours pour faire le tour de ces mondes. Dix jours pour ouvrir l'une après l'autre des fenêtres qui n'existaient pas. Dix jours à fuir Sa présence, comme un regard qui veille, qui me cherche sans réussir à me trouver. Un regard qui risque à chaque instant de percer ma présence dans ces mondes effacés. Un regard dont je sais que le moindre frôlement signifierait beaucoup plus que ma mort.

Quelque chose, là, vibre pourtant. Des échos de vibrations. Sur chacun de ces mondes. Peu d'échos, mais des échos partout. Des échos qui m'encouragent, des échos qui m'envahissent, des échos qui voudraient me pénétrer... Mais la place est déjà prise.
Ayass'r...

Des échos qui parlent d'anéantissement, d'éradication, d'effacement total. Des échos qui hurlent leur disparition et qui s'étirent pour continuer à vibrer.
Des échos de vies, de luttes, d'amours.
Des échos qui ont peur et voudraient se cacher.
Des échos qui me parlent d'Elle.

Elle qu'ils aimaient et craignaient.
Elle qu'ils adoraient et écoutaient.
Elle qui leur avait donné la vie puis les avait balayés quand ils avaient cessé de L'amuser.

Des échos qui cherchaient la porte vers cette création qu'Elle avait abandonné, puis oublié.
Des échos qui cherchaient la porte vers ce lieu que certains avaient déjà trouvé.
Des échos qui connaissaient Ayass'r...

Ilhem n'aimait pas ce qu'elle avait fait à Najet.
Avait-elle eut le choix ? Avaient-elles eu le choix ?
Il lui fallait rejoindre les Ifrits. Les Ifrits et tous les Hawāǧis.
Ils ne se cachaient pas très loin. Tout le monde le savait depuis longtemps, mais personne ne l'avait jamais vu.
Elle devait les rejoindre, les convaincre de la suivre pour prêcher aux frontières du désert. Là où résonnait encore la vibration du bris de la fresque.

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Bon, c'est pas de la grande littérature, ni de la conversion de ouf et encore moins de la belle peinture...

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... mais c'est ce que j'ai de mieux en rayon pour aujourd'hui !

Posté par Mehapi_to à 22:23 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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08 mars 2020

Et une revue de lecture de plus, une !

Grosse baisse de rythme sur les figurines, c'est pourtant pas les chantiers en cours qui manquent. C'est même certainement parce que j'ai trop de trucs en cours que rien n'avance. Heureusement, il y a des deadlines qui vont m'obliger à me bouger.
En tout cas, côté lecture, c'est toujours assez rempli...

Source: ExterneFief de David Lopez

Un quartier, des jeunes, de l'herbe, des copains, la boxe, les cartes, une fille, le père, le club...
Une chronique vue par les yeux de Jonas, bon boxeur mais un peu trop feignant. A un entraînement régulier, il préfère largement fumer avec les copains du quartier. Il faudrait qu'il trouve un moyen de partir, mais quoi ?
Il n'y a pas vraiment d'histoire, juste celle de Jonas qui raconte sa vie et ses états d'âme. Une histoire qui n'a rien d'original, mais racontée avec un style très actuel. Un style qui accroche et qui fait qu'on arrive au bout de ce bouquin sans s'en rendre compte.

Source: ExterneLa fabrique du crétin digital de M. Desmurget

D'ordinaire, je ne chronique pas les livres qui ne me plaisent pas. Pas de temps à perdre et aucune raison de descendre un livre parce qu'il n'a pas su me plaire...
Ce livre est séparé en deux parties, une première où l'auteur se défend des nombreuses attaques qu'il subit de part et d'autre. Cette partie ouin-ouin est très dispensable, même si Desmurget y explique avec efficacité les erreurs que commettent ses détracteurs.
Dans la deuxième partie, il cherche à être très pédagogue, avec un ton toujours aussi condescendant, pour nous expliquer les dangers des écrans récréatifs (télé, tablette, smartphone...). Malheureusement, il applique bien trop souvent les travers qu'il dénonce dans la première partie : citations de journaux grand public à la place de publications spécialisées, extrapolation d'expériences et exemples hors contexte.
Alors pourquoi parler de ce livre ?
Parce que, cela dit, je suis persuadé, par expérience quotidienne (ne serait-ce qu'en me regardant moi-même), je suis persuadé, donc, que Desmurget à raison, a minima dans les grandes lignes.
Ah que ce serait bon d'avoir un livre moins polémique, un livre moins sujet à polémique aussi, sur ce sujet.

Source: ExterneLes enchantements d'Ambremer de P. Pevel

Acquis en epub lors d'une solde de Noël chez Bragelonne, comme-ça, pour voir. Faut dire que Pevel, c'est quand même un nom que j'ai pu voir un peu partout. Et bien, je ne le regrette pas.
On se retrouve dans un Paris-début-20°, le Paris de l'électricité et des Brigades du Tigre. Mais un Paris parallèle où les fées, magiciens ou gnomes évoluent librement au milieu de la population. Le héros, magicien de l'un des cercles parisiens, va, forcément, se retrouver mêlé à une histoire qui se révèle de plus en plus importante...
Tout au long du texte, Pevel s'amuse à nous faire croiser des personnages de fiction et parsème son récit de références classiques. C'est un vrai plaisir de suivre ses personnages et, si l'on sait qu'ils vont s'en tirer, de tenter de deviner comment.
Seul regret, le deux-ex-machina final, s'il est bien pensé, est tout de même un peu gros ! Ça ne m'empêchera pas de lire les deux tomes suivants dès que je les trouverai en solde.
Et puis, cerise sur le gâteau, voilà que sort une BD dans le même univers, Les Artilleuses !

Source: ExterneHors des remparts, Donjon Zenith #7 de Boulet, Trondheim et Sfar

Donjon revient !!! Mais qu'est-ce que ça vaut ? Est-ce que ça a vieilli ? Est-ce que ça a encore quelque chose à raconter ?
Des deux tomes qui viennent de paraître, je me suis jeté sur celui qui reprend Zenith. Et là, sans même avoir relu les tomes précédents, je replonge direct dans le fil. Ils ont une sacrée force de narration les gars quand même.
Le Gardien n'a plus son donjon et nos deux héros, enfin trois avec la chatte chérie de Herbert, acceptent encore de lui donner un coup de main, mais c'est le dernier !
Une histoire de transition où Herbert et Marvin vont devoir se trouver une nouvelle voie, un pied encore dans l'ancienne, beaucoup de questions sur l'avenir.
Oh oui, Sfar et Trondheim ont encore beaucoup de choses à nous dire...

Source: ExterneProsélytisme et morts-vivants,  Nouveau Lapinot #3 de Trondheim

Tant qu'à faire, j'ai pris le nouveau Lapinot aussi. Un peu surpris de trouver ça d'ailleurs, parce que je suivais d'un oeil dilettante l'instagram de Trondheim et qu'il y postait totalement autre chose.
Une histoire de zombies dans le Nouveau Lapinot ? Lapinot et Trondheim reviendraient-ils à leurs errances d'univers comme dans les premiers tomes ?
Non, Lapinot/Trondheim a toujours envie de nous montrer le monde dans lequel on vit à travers son prisme, son oeil double sérieux/déjanté des deux compères. Un coup de pied dans l'intégrisme laïc, un coup de pied dans les méthodes de suggestion/sujétion, un coup de pied dans nos certitudes Richard/Lapinot.
Et les zombies alors ?
Ben faut lire l'album pour savoir !

Source: ExterneDésoeuvré de Lewis Trondheim

Je pensais m'arrêter là, et voilà que je tombe sur Désoeuvré.
Ecrit par Trondheim il y a quelques années (en 2005, merci Ternet), alors qu'il vient d'arrêter Lapinot. Il y raconte (déjà, encore, toujours) ses angoisses. Ses angoisses d'auteur en l'occurence. Faut-il s'arrêter au sommet de son art ? Ou prendre le risque de l'album de trop ?
Trondheim fait une pause. Mais c'est un auteur, alors il la raconte. Il fait le tour de ses copains, de nombreux auteurs pour leur poser la question arrêter ou continuer ? Il obtient, évidemment, autant de réponses que de personnes à qui il demande et en ressort face à lui-même.
Pas un album introspectif donc, mais un pas de côté, une reflexion personnelle qu'il partage avec nous. Aujourd'hui, quinze ans plus tard, on sait qu'il n'a pas arrêté.
Et c'est BIEN !

Bon, c'est gentil d'être arrivé jusque là avec moi.
Faudrait que je vous poste un peu autre chose que mes lectures maintenant...

Posté par Mehapi_to à 22:11 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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15 février 2020

Carnevale

Ces figurines me plaisaient depuis.... Vesper-On !
Mais bon, vous savez comment ça fait.
Et puis, la tentation est revenue, puissamment. Et je me suis dit que ça ferait une excellente faction alternative pour Anno Domini 1666.

Bref, j'ai craqué !

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On commence avec Arlequin. Les p'tits losanges, c'est pas facile et très chiant.
Je ne suis pas satisfait, mais après avoir refait deux fois le bras droit, j'arrête là !

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Ajout d'un petit baril sur le socle qui faisait très vide.

Et puis, la plus jolie faction du jeu : la Comedia del Arte !

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On commence avec Il Capitano

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Puis Colombine et Pantaleone dans leurs couleurs traditionnelles.

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et Il Dottore et Brighella. Les parchemins au sol sont peut-être un poil gros...

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Bon, il arrive quand Anno Domini maintenant ?

Posté par Mehapi_to à 13:31 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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13 février 2020

Du narratif, du coopératif, du poussif ?

On a testé Gloomhaven au club il y a deux semaines. Petit retour sur cette première partie...

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Chance, j'ai évité la soirée déballage et slivage de cette boite qui déborde littéralement de matériel. Tant de matériel que ça risque rapidement de devenir fastidieux de ranger/sortir ça à chaque nouvelle partie. Je comprends les nombreuses offres d'organizer !

Scénario d'introduction qui nous permettra, on est 4 joueurs, de faire nos premiers pas dans les règles. Chacun d'entre nous est allé voir un peu sur You-le-tube des videos, on a donc quelques bribes qui vous nous permettre d'avancer sans trop nous prendre la tête.

Plongée narrative : le scénario est introduit par un texte d'ambiance qui raconte qu'on est une jeune bande recrutée pour aller récupérer un bijou que notre commanditaire souhaite récupérer rapidement.
A l'issue de ce vernis scénaristique, nous avons le choix de tirer une carte événement dans la ville. Elle nous fait rencontrer un lézardoïde mal famé qui souhaite nous vendre une carte au trésor. Mais sans le sou, nous ne pouvons pas l'acheter et il est impossible de tenter de le dévaliser ou quoi que ce soit.
On part à la campagne. Là, l'événement aléatoire n'est pas optionnel. On rencontre une caravane marchande mal gardée, la majorité (comprendre "tous sauf moi") décide de les rejoindre avec le sourire. On y gagnera 2 PO, mais notre réputation restera sans tâche.
De toute façon, comme pour la ville, il n'y avait que 2 choix possibles. On est sur du narratif binaire, c'est pas du jdr, c'est sûr !

Et nous voilà à la porte du donjon, qui est, en fait, l'entrée d'une caverne/grotte/souterrain, vous voyez le truc.
A peine rentrés, on voit un gars se barrer en courant ordonnant à ses sbires de s'occuper de nous.

Voilà, la partie narrative est terminée.
Maintenant on commence la baston.

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De très jolies figurines de persos,
des opposants en carton (socle jaune pour les chefs),
des tuiles fonctionnelles et lisibles, épaisses, mais basiques.

Je joue Crapule. Je pensais que c'était une voleuse, mais il s'agit bien plus d'une assassine. Très rapide et assez létale, mais vite fatiguée. Nombre de ses cartes "action" sont à usage unique.

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Le tour de jeu est assez simple : chacun des perso/joueurs choisit dans sa main les deux cartes d'action qu'il souhaite utiliser. Ces cartes indiquent les actions possibles (une action "forte", une action "faible) et une valeur d'initiative. On décrit aux partenaires ce qu'on souhaite faire mais il est interdit de donner sa valeur d'initiative.
Ensuite, on révèle tout et on révèle également une carte action pour chaque type d'adversaire.
Puis, chacun agit en fonction de l'ordre d'initiative.

Franchement, lors de ce scénario, on ne s'est pas marché sur les pieds et il a suffit de dire "ce serait bien que tu joues avant moi" pour que ça marche parfaitement.

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Première salle vidée et poches des brigands vidées, on attaque la suivante. Là, il y a des archers, ça va être un peu plus embêtant...

Les cartes qui gèrent les actions des PNJ m'ont laissé sur ma faim, mais moins que je m'y attendais. Ce que j'avais vu en video m'avait paru trèèèès stupide : les PNJ ne bougeaient pas et attendaient sur place de se battre. Si on restait un peu loin, on les tirait comme à la foire. Là ça n'a pas été le cas, les cartes étaient assez variées pour les faire bouger et le scénario nous obligeait de toute manière à avancer vers eux.
Cela dit, s'ils peuvent se battre, leur deck de bonus/malus (une carte qui s'ajoute aux valeurs de combat) était plus qu'à moitié rempli de O qui indiquent un fumble. Autant dire qu'ils ne nous ont pas fait beaucoup de mal...
Cela dit, heureusement, parce que sinon on ne serait pas allés bien loin !

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Une table sacrément remplie. Et encore, il n'y a là que les éléments dont on se sert dans la pièce où on est. Il y a quantité d'autre matériel hors champ.

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Les règles s'apprivoisent rapidement et on ne perd pas de temps dans la deuxième salle.

On ouvre la porte de la troisième salle : tiens des squelettes !
Rien ne nous prépare à la présence de squelettes. Que font-ils à se battre alliés avec des brigands ? Aucune explication...
Le vernis narratif est bien mince. J'espère que le scénario suivant apportera des réponses et que ce n'est pas juste un truc avec des squelettes pour remplir les salles...

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Pendant que mes compagnons s'occupent des squelettes, je fonce ouvrir le coffre au fond de la salle. Ça tombe bien, les archers regardent ailleurs !
Merde, le bijou n'y est pas. Il va falloir attendre le prochain scénario pour découvrir d'autres salles !

Source: Externe

Une partie découverte agréable.
Agréable parce qu'on découvre le jeu, agréable parce qu'on joue avec les copains.
Mais, vous l'avez noté, beaucoup d'interrogations sur ce qui nous attend.
Le narratif est-il autre chose qu'un vernis et apportera-t-il des réponses à mes questions ?
L'IA qui gère les PNJ était-elle bridée pour cette partie d'initiation et va-t-elle nous poser des soucis dans les scénarios à venir ?

A suivre...

Posté par Mehapi_to à 22:51 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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